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LES "ZONARDS" AU KIOSQUE

Sur un air de galère


Le "festival de la galère" cher au Père Barrai
sera célébré ce soir au kiosque à musique, avec
le récital des "marginaux". Séquence Chanson ...
et Émotion.


Hubert Barrai : pour le meilleur et le partage (Photo J-F.B., Salon).

On sait l'humble et magnifique parcours social et spirituel que le père Hubert Barrai accomplit depuis des années ; voué corps et âme aux personnes les plus démunies tant en Pays salonais du côté de Vernègues, que du côté d'Aix-en-Provence avec son centre d'accueil et d'hébergement

On sait également que ce sacerdoce là, basé sur l'échange, il accepte de le faire à sens unique, sans contrepartie morale ou matérielle, pour permettre aux marginaux de trouver le refuge qui leur manque ; parfois même, le petit. brin d'espoir suffisant pour s'éloigner du noir et sortir du tunnel.
Ce militant de l'ombre qu'est Hubert Barrai n'en sort que ponctuellement (de ladite ombre), comme ce sera le cas ce soir au kiosque à musique de Salon (place des martyrs), pour propulser les routards, les Sans Domicile Fixe et tous les gens à la délice sur le devant de la scène, en pleine lumière. Avec leurs talents créatifs en bandoulière et leur besoin de communiquer comme premier message.

A la rencontre des différences

Au programme de cette deuxième édition du "festival de la galère" (organisée l'année dernière dans les locaux mêmes de la Fraternité Salonaise, par une autre figure emblématique de la cause humaniste, Claude Cortési) : la bonne humeur et l'esprit de fête s'appuiera sur les chansons, les lectures de textes et poèmes, les expos de peinture et de dessins, réalisés par les démunis.
Mais il s'agira surtout pour le grand public d'entendre, de voir, d'admirer (car toutes ces créations là ont une profondeur et une sincérité remarquable) ; et en prolongement, de comprendre et de partager.
Ce festival là - le premier de l'été à Salon - offrira un moment un peu particulier, qui débordera du seul cadre musical et qui vaudra, par l'intensité des instants vécus collectivement, son pesant d'amour et d'amitié.
De bons moments et de grands souvenirs aussi pour des "routards" qui, en déplaçant leur festival au coeur même de la ville, sont déjà partis à la reconquête... de leur droit de cité.

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Festival de la galère

Les Sdf
s'accrochent à
l'avenir


Échoués à la Fraternité
Salonaise, les sans domicile
fixe y ont trouvé plus qu'un
toit... des raisons d'espérer. Ils l'ont prouvé en organisant
eux-mêmes une manifestation
qui a réunie plus de 300
personnes.



• Grande foule pour le premier festival de la galère où les visiteurs ont pu découvrir le vrai visage d'une population trop rapidement épinglée, par les a priori, au placard de la marginalité. (Photos agence Salon).

le Festival de la Galère, c'est un peu la revanche de ceux que l'on étiquette sans discernement au chapitre des SDF. Cela permettait de donner la parole aux gens que l'on n'écoute jamais et de les laisser aller à la rencontre des autres en leur confiant l'organisation de la manifestation de A à Z".
Le sourire qui ne quitte jamais la mine joviale de Claude Cortesi, président de la Fraternité Salonaise, est plus intense encore après le long week-end de l'ascension : ce festival- kermesse, premier du genre organisé à Salon, a drainé plus de 300 personnes et permis de dresser 100 couverts, le soir, pour le public présent. Une réussite et un premier pas effectif vers ce qui est devenu le nouvel objectif de la "Frat" comme l'appelle ses pensionnaires : la réinsertion d'une population marginalisée.
"Avec ce festival, on leur a donné l'occasion de démontrer qu'ils ne sont pas des bons à rien ou des mauvais à tout, qu'ils sont des gens comme les autres, des gens qui ont eu une absence à un moment donné de leur vie, qui ont sombré mais qui sont prêts à se relever".
Sketches écrits et interprétés sur les tribulations du Sdf, reprise du thème musical de la chanson des Restos du Coeur, rédactions et lectures de textes distribués aux participants (voir ci-dessous), organisation d'activités ludiques et présentation de travaux d'artisanat,... les pensonnaires de la Fraternité ont bel et bien prouvé leurs motivations, rétabli leur image, et reconquis ce jour là "leur dignité souvent baffouée", explique Claude Cortesi.
"Les mentalités doivent changer : SDF ne veut pas dire clochard, s'insurge Claude Cortési. Un problème personnel, un emploi perdu et on sombre. Pour eux, nous sommes le toit de l'espérance, un peu la dernière chance. On essaye de leur remettre le pied à l'étrier, de favoriser une réinsertion sociale avant une réinsertion professionnelle ; de les amener à une forme de reconnaissance, pour eux-mêmes et à travers le regard des autres. Et ce festival là a parfaitement rempli ces objectifs".le Festival de la Galère, c'est un peu la revanche de ceux que l'on étiquette sans discernement au chapitre des SDF. Celà permettait de donner la parole aux gens que l'on n'écoute jamais et de les laisser aller à la rencontre des autres en leur confiant l'organisa tion de la manifestation de A à Z".
Le sourire qui ne quitte jamais la mine joviale de Claude Cortesi, président de la Fraternité Salonaise, est plus intense encore après le long week-end de l'ascension : ce festival- kermesse, premier du genre organisé à Salon, a drainé plus de 300 personnes et permis de dresser 100 couverts, le soir, pour le public présent. Une réussite et un premier pas effectif vers ce qui est devenu le nouvel objectif de la "Frate" comme l'appelle ses pensionnaires : la réinsertion d'une population marginalisée.
"Avec ce festival, on leur a donné l'occasion de démontrer qu'ils ne sont pas des bons à rien ou des mauvais à tout, qu'ils sont des gens comme les autres, des gens qui ont eu une absence à un moment donné de leur vie, qui ont sombré mais qui sont prêts à se relever".
Sketches écrits et interprétés sur les tribulations du Sdf, reprise du thème musical de la chanson des Restos du Coeur, rédactions et lectures de textes distribués aux participants (voir ci-dessous), organisation d'activités ludiques et présentation de travaux d'artisanat,... les pensonnaires de la Fraternité ont bel et bien prouvé leurs motivations, rétabli leur image, et reconquis ce jour là "leur dignité souvent baffouée", explique Claude Cortesi.
"Les mentalités doivent changer : SDF ne veut pas dire clochard, s'insurge Claude Cortési. Un problème personnel, un emploi perdu et on sombre. Pour eux, nous sommes le toit de l'espérance, un peu la dernière chance. On essaye de leur remettre le pied à l'étrier, de favoriser une réinsertion sociale avant une réinsertion professionnelle ; de les amener à une forme de reconnaissance, pour eux-mêmes et à travers le regard des autres. Et ce festival là a parfaitement rempli ces objectifs".

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Les cris du Coeur

Le Festival de la Galère donnait la parole aux Sdf : nous leur donnons à notre tour. Au cours de cette manifestation, les pensionnaires de la Frate ont consigné quelques phrases sur un recueil polycopié remis au public. Des phrases dont nous avons choisi quelques mor­ceaux choisis, à lire entre les lignes et les frac­tures de vie.
"Certaines personnes jettent un regard hon­teux sur les S.D.F. alors qu'elles ne savent rien de l'histoire qui précède (...). Ce que je veux conserver, c'est ma dignité. Nous n'avons pas besoin de votre pitié mais de votre compré­hension". (Lionel Rémond).
"Je me suis souvent promené dans les rues des villes que je traversai avec mon kilo comme on dit, sale et sans aucune envie de changer. Parmi toutes les villes que j'ai traversé, il y en a deux que je n'oublierais pas : Le Mans car c'est là bas que tout a basculé pour moi et Salon parce que la Frate m'a offert un stage et que je ne vois plus mon avenir au fond d'une bouteille". (Gilles Vignot)
Dans ce recueil, il y a aussi et surtout ce poème signé Dubost, sans commentaire et intitulé "à votre bon coeur Msieurs dames", qui résume bien ce que les pensionnaires de la Frate appellent "l'autre monde".
"Tendre sa main sous un porche, et n'être que le reflet de soi-même. Oubliées les années de bonheur infantile. Envolées les soirées devant l'âtre chaleureux.


• Sortir définitivement de la solitude et de l'impasse des gens à la dérive : telle est la mission de la Fraternité.

Tendre sa main sous un porche, et n'être que le reflet de soi-même.
Oubliées les années de bonheur infantile. Envolées les soirées devant l'âtre chaleureux.
D'un théâtre, tu as fait les ruelles. Des ba­dauds, tu as fait ton public.
Père Noël au chômage, les enfants sont in­quiets. Et tu souris comme une excuse de ce fait.
Tendre sa main a son proche. Et espérer la chaleur de la dime.
Esquisser un regard malheureux qui mutile. Puis trembler de ce froid qui nous rendis moins heureux.
Ton fardeau s'alourdit dans la foule. Pour dormir cette nuit, devenir catholique.
Repenser à demain et trouver des lacets. Tu t'endors songe et rêve et puis te tait."

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Un toit pour les sans-abris

Nombreux ont été les représentants d'associations salonaises à répondre à l'appel d'Antoine Paletti, de Claude Cortesi et du père Hubert Barrai pour le mot d'ordre de réunion lancé par l'association "Fraternité Salonaise".
Comment sensibiliser les Salonais aux problèmes des sans-logis ?
Le moyen le plus efficace était de dresser un portrait réel de ces gens qui, pour la plupart, "ont vendu tout ce qu'ils avaient pour manger et qui aujourd'hui n'ont pas envie de voler ni de faire les fins de marchés pour subsister" ; c'est que que s'est chargé de faire le père. Barrai à travers un film-vidéo et des témoignages. Le père Barrai s'occupe en effet du collectif Germain Nouveau où il accueille à Aix quotidiennement 120 personnes. A Salon, il s'agirait de fournir un abri pour la nuit (trois nuits d'affilée maximum) à une dizaine de "zonards" de passage à Salon tous les mois.
Pour ce faire, l'association souhaiterait s'occuper d'une maison d'une quinzaine de lits.
Déjà de nombreuses personnes ont proposé de fournir les lits, et d'autres matériels, et une d'entre elles s'est même déclarée prête à habiter le local pour assurer le gardiennage. Reste à trouver le local. D'ores et déjà, on avance le nom de l'ancienne Sécurité Sociale du Bd Clémenceau, mais ce n'est pour l'instant qu'un bruit qui Court.

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La fraternité salonaise évolue. Aujourd'hui 19 associations, soit cinq de plus qu'au début, s'occupent du soutien des plus démunis. Et même ces derniers changent de profil. L'association, en effet, n'accueille plus uniquement les routards, zonards et autres clochards pour une période de six jours maximum. Pour une bonne raison : à la maison "Cavalies", en zone industrielle (qui remplace le toit de l'ancienne caserne des pompiers), ils ne sont pas autorisés à boire. Donc, ils ne restent pas longtemps.Pour ne pas tourner à court régime, le président Claude Cortesi et son bureau ont donc ouvert leurs portes à une frange de population également dans le besoin : des jeunes partis de chez eux (famille désunie), des adolescents en stage de réinsertion,des femmes avec enfants en rupture de bail avec leur société HLM et même des permissionnaires, ceci grâce à des conventions ou des accords passés avec la Mission Locale, ou le centre de détention.


Hubert Barrai veut promouvoir le dialogue.

Le séjour a été repoussé à 3 à 6 mois, pour permettre une meilleure réinsertion dans la société de ces personnes qui, ont en moyenne... moins de 30 ans.
Tout ceci a été abordé lors de l'Assemblée générale de l'Association, qui a également fait ses comptes : 2322 nuits (et le double de repas) offerts l'an dernier à 633 personnes (dont une cinquantaine de femmes et enfants).
Si les membres du bureau espèrent beaucoup de soutien plus actif de nouveaux bénévoles, ils fondent aussi beaucoup d'espoir sur l'initiative du père Hubert Barrai (collectif Germain Nouveau à Aix) : le Festival de la Galère.
Il aura lieu le jeudi 20 Mai de 14 à 22 heures. Maison Cavalier. la Gandonne (entre Lyophal et Candia), où les SDF prendront la parole. De nombreux enseignements devraient naître de ces échanges. Tout le monde peut y participer.

Des actions concrètes

En 1992, la Fraternité Salonaise s'est impliquée dans diverses manifestations pour "promouvoir" son action et surtout celles, pleines de bonne volonté, de certains de ses pensionnaires. On les a retrouvé ainsi dans les opérations de don du sang, dans le défilé de la Reconstitution Historique, à la fête de la St Benoît ou encore dans les coulisses de l'évènement estival "Théâtre Côté Cour". Ils devraient y être cette année encore.
Mais pour cette saison 93, le grand projet, le grand objectif de la Fraternité est d'obtenir l'agrément de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales afin de percevoir un prix à la journée pour tous ses pensionnaires. Une forme de reconnaissance pour eux, un moyen pour l'association de mener plus au fond encore ses actions.

Un dossier est également en cours d'examen auprès de la Caisse d'Allocations Familiales pour satisfaire les demandes d'aides au logement des hébergés provisoires. Une convention entre la Mission Locale du Pays Salonais et la Fraternité va être signée pour garantir l'amélioration de la recherche de stages et d'emplois des personnes hébergés au centre ; pour garantir aussi le travail de réinsertion de cette population trop rapidement étiquettée sous le label froid "Sdf".
La Fraternité a relevé le pari de transformer l'appelation en "son droit fondamental" d'être humain pour celui ou celle qui est à la dérive.

Mobilisation


• Le Père Barrai

Lors de cette assemblée générale, Claude Cortési a été reconduit dans ses fonctions de président du collectif de la Fraternité. Tout comme MM. Vella, Dardalon et Koffman à la vice-présidence, MM Palet­ti assisté de J.C. Gozzi aux fonctions de trésorier, M Antoine, au secrétariat avec Cathy Krawzack et Pierre Dumas.
Cinq nouvelles associa­tions sont venues enrichir cette année le collectif composé de 19 groupements : les Amis de la Fra­ternité (association de bénévoles qui viennent tenir des permanences au centre), les "cellules d'information et d'insertion des itinérants". les camions de l'Espérance". les Restos du Coeur, et "Infos Handicap",
Premier travail pour ces associations : rechercher des lits superposés pour remplacer les anciens (vous pouvez téléphoner au 90.53 17.08) et apporter leurs concours au Père Hu­bert Barrai qui organisera le 20 mai à la Maison des Cavaliers (de 14 à 22 heures) un "festival de la Galère" Il s'agira pour tous ceux qui le désirent de rencontrer les responsa­bles du collectif et les gens qui y vivent au quoti­dien. Une sensibilisation importante à laquelle vous êtes conviés. Frater­nellement bien sûr...
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FONTAINE AUX JOUETS 93
Le succès coule de source...

Après une fin d'année intensive, le mouvement associatif salonais fait ses comptes. La Fontaine aux Jouets 93 a ainsi tenu toutes ses promesses, et tentera de faire encore mieux en améliorant certains rouages un peu grippés cette année.



• Si la Fontaine aux Jouets a connu le succès que l'on sait, la tendance
"à la hausse" des bilans 93, en fera cette année une rendez-vous incontournable.


Après trois ans de fonctionnement, la Fontaine aux jouets a atteint sa vitesse de croisière. Né sur les ondes de Radio France Provence, le concept a été repris au titre salonais par la Jeune Chambre Economique en 1990. Toujours sous la présidence de Michel Roux, l'association gère désormais l'évènement d'une manière autonome. Les bilans de l'exercice précédent ont confirmé l'engouement des salonais pour cette solidarité aux accents enfantins ; des salonais et des habitants des villages voisins puisque la campagne prolifique menée à Eyguières, Lançon, Grans et Pélissanne a bel et bien porté ses fruits cette année.
Tous les responsables de la manifestation 93 étaient présents mardi soir à l'heure des comptes, pour un premier hommage unanime aux fidèles sponsors que demeurent Casino, Leclerc, la Caisse d'Épargne, la Mutuelle 3000 et la Poste, couvrant collectivement plus de la moitié du budget (environ 30.000 francs), à peine déficitaire cette année.
Un autre remerciement chaleureux a été adressé à la Fraternité Salonaise de Claude Cortési, omniprésente dans l'organisation logistique, tant au niveau de l'affichage que de la distribution des jouets ou de la décoration de la Fontaine Moussue.

Cartons jaunes

Par contre, tous ont souligné le contraste entre la forte mobilisation des citoyens et le dilettantisme de bon nombre d'organisations caritatives, "venues uniquement au ramassage des jouets, pour se servie. Le président a donc décidé d'impliquer un peu plus ceux à qui cette opération est destinée.
De même, on a regretté le caractère lunatique de la 'direction des cinémas Les Arcades qui, après avoir donné son accord initial pour l'invitation de 400 enfants, a ensuite exigé des droits d'entrée de vingt francs...
Les bilans purement quantitatifs ont révélé quant à eux une hausse sensible des dons de jouets, neufs ou usagés, évalués avec une unité-étalon originale en pays salonais: les fourgonnettes de la Poste ! Dans la cité de Nostradamus, douze véhicules ont ainsi été remplis et ont desservi huit associations, alors que dans les villages voisins, dix voitures ont "livré" 17 associations.
Les bilans précis, lus par M. Mas, ont conforté la réussite de cette décentralisation de la Fontaine, même si l'on a regretté qu'au moment de l'attribution des jouets, Lançon ait un peu "roulé tout seul'. Simple problème de communication dont un dialogue ouvert, mardi soir, a dissipé aussitôt les zones brumeuses et les quiproquos.
Bilan globalement positif donc, avec pour le cru 93, un record d'environ 25 mètres cubes de jouets ; record qu'une logistique encore plus performante devrait aider à améliorer à la fin de l'année.

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La croisade continue

La "Frat" n'est plus seulement un centre d'accueil pour Sdf et
gens à la dérive. Outre une
mini-ferme et un atelier
reprographie, elle cultive
d'autres projets en matière de
réinsertion sociale.



• De janvier à juillet 93, la Fraternité Salonaise a accueilli 274 personnes. Du buffet aux ateliers, tous mettent la main à la pâte. C'est la régle. (Photo R.S., Salon).

Réinsertion : le mot est nouveau dans le vocabulaire de la Fraternité Salonaise ; et le concept, ancré dans ses objectifs prioritaires. Depuis qu'elle s'est installée dans la zone industrielle de La Gandonne (plus d'un an), cette institution créée le 8 février 1990 d'un collectif de neuf associations caritatives (qui sont aujourd'hui le double) a dépassé sa vocation première de centre d'urgence pour les routards ; ceux que l'on étiquette sans discernement au chapitre des Sans domicile Fixe.
Si elle continue à offrir un toit et une table à des gens que la dérive a conduit à Salon (de janvier à juillet 93, elle a accueilli 274 personnes, dont 147 de passage), l'association s'est en effet attelée, il y a quelques mois déjà, à un travail de fond plus long, plus difficile mais plus efficace. Un travail qui a déjà porté ses fruits : neuf pensionnaires de la "Frat" ont trouvé un emploi et ont pris un appartement.
Pas question en revanche de se reposer sur ces lauriers : l'hiver étant synomyme de difficultés accrues, Claude Cortesi a repris le flambeau ; et de nouvelles structures sont en train de voir le jour. L'aménagement d'un atelier de reprographie - par exemple - est presque terminé et sera mis bientôt à la disposition de toutes les associations locales ; associations qui pourront, ainsi, participer, directement, au processus de réinsertion des pensionnaires de la Fraternité responsables de l'atelier. Une mini-ferme - qui cherche d'ailleurs une personne retraitée pour accroitre l'effectif et la production - fonctionne déjà à plein régime.

Le nerf de la guerre

En projet également, un atelier de réparation de meubles et d'appareils électro-ménagers ; et une association intermédiaire composée de Rmistes et de personnes sous contrat emploi solidarité, qui pourraient réaliser des travaux d'intérêt général.
"Ce ne sont pas les idées qui manquent, explique Claude Cortési, mais plutôt l'argent pour les financer : le système D a des limites". L'argent, le nerf de la guerre, fait en effet défaut à la "Frat", qui espère toujours être prise en charge par une institution d'état, non pas sous la forme d'un assistanat mais d'un soutien à la réinsertion sociale de ses pensionnaires.
C'est ce message là, cette "nuance", que l'on pourra sans doute lire dans le premier numéro de la "feuille de choux" ; un journal mensuel que va publier la Frat dans quelques jours. Histoire de faire à nouveau un premier pas vers la société.

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La première roue
de la charette


Du savon, des serviettes, des produits pharmaceutiques ... en ces fêtes de fin d'année, période "bénie" pour les ac­tions charitables, la Fraternité Salonaise a fait sa liste non exhaustive) de "cadeaux". Depuis le lancement de l'opération "Noël dans la rue", elle occupe le pavé salonais. Au propre et au figuré puisque ce collectif d'associations caritatives chargées de venir en aide aux sans domicile fixe et aux personnes à la dérive, a installé une charrette sur la place Saint-Michel. Une charrette qui s'apparente bien à un traîneau ; à ce détail près que c'est bien à vous de jouer les Père Noël en le remplissant.

Les bougies de Marie


Solidarité encore, Fraternité toujours au Bourg Neuf, la petite Marie ne vend plus des allumettes mais des bougies, bougies dont la vente (5 francs pièce) permettra de collecter des fonds pour les pensionnaires de la Fraternité Salonaise

Joliment décorées et adaptables à toutes les crèches et les tables de fête. ces bougies seront en vente jusqu'au 31 décem­bre ou si vous préferez jusqu'à épuisement des stocks (Photos R.S., Salon)

Noël dans la rue

Genêts séchés, brossés et blanchis, moquette rouge en guise d'invitation aux pas de porte commerçants, luminaires aériens omniprésents : le décor de l'opération "Noël dans la rue" est désormais planté. Le décor et ses acteurs associatifs ou individuels, qui animeront les rues du centre ville toute la journée, jusqu'au 24 décembre, avec des prolongations sur lesquelles nous aurons l'occasion de revenir. En attendant voici quelques "images" croquées hier après-midi à Salon. Ambiance.

Un "menu" très chaleureux

Récidivant l'opération "orangeade" mise sur pied cet été, l'association des commerçants du centre ancien jamais à court d'idées (bonnes de surcroit) a décidé d'offrir une halte conviviale aux passants pressés, tiraillés entre la préparation du réveillon, la course aux cadeaux et la confection de la crèche.

Une halte qui vous permettra de déguster (avec la modération nécessaire) un encas de saison : "vin chaud et marrons", préparé par les jeunes lycéens de Viala-Lacoste, qui ont mis la main à la... poêle pour vous réchauffer.

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Jo Vella: le coeur sur la main

Orphelin élevé dans l'amour de son prochain -quel qu'il soit -, le canourguais Jo Vella s'est toujours dévoué pour les autres. "Avec notre coeur, nous avons réussi à faire quelque chose," dit-il.
Pourtant, il avoue avoir eu envie d'abandonner. "Car tout le monde ne joue pas le jeu". Comprenez: il existe trop de tricheurs, ces professionnels de la main tendue. Ainsi, à partir d'aujourd'hui, Jo Vella et son équipe de Salon-Solidarité ne ravitailleront plus les 30 familles qui venaient s'approvisionner à la Bastide Haute tous les jours de la semaine, durant toute l'année. "Nous nous tournons dorénavant vers les SDF de Salon, ou encore le secours populaire d'Eyguières", dit-il. Vous savez, s'occuper des gens, c'est terrible." Aurait-il été trahi?
Pour le 31 décembre, avec le soutien municipal ou le "Bon Dieu" Gilbert Fournier, du Centre Leclerc, il va sans doute offrir une soirée pour les personnes âgées.
Des personnes - authentiquement - sans ressources, ou sans famille, qui n'ont d'autre dérivatif que le poste de télé et qui voudraient bien faire la fête avec de nouveaux amis. Si vous en connaissez, téléphonez au 90 53 20 70.

Une charette aux sans-abri

Du 17 au 24 décembre, sur place des Centuries, une jardi) nière sera exposée au profit d la Fraternité Salonaise, colle( tif d'associations qui aide le sans-domicile-fixe de Salon e la Provence salonaise et le reçoit dans son local à la Gan donne.
Dans cette charette, chant-. pourra y déposer des dons qui manquent cruellement dans le quotidien des défavorisés: mé dicaments (sparadrap, coton. désinfectant, bandage...), vête­ments et linges de corps, le blanc (draps, couvertures. gants de toilette, serviettes éponges...), produits de toilette (savon, eau de toilette, brosse à dents, dentifrice, rasoirs je­tables ...), produits d'entretien. petits appareils ménagers (ré­chauds, appareils de chauf­fage...) ou encore outils divers.

La vraie solidarité

Les institutions publiques apportent une contribution financière à la "Frat": le Conseil général 5.000 Frs, le développement social urbain 30.000 Frs, la mairie 10.000 Frs (mais elle prête les murs, et fournit un certain nombre de services par ailleurs). Le C.CA.S de Salon a proposé une aide alimentaire.
Ici, on sert à table 60 repas chauds par jour.
De nombreuses entreprises et grandes surfaces de distribution offrent des denrées. Les églises apportent également une aide.
19 associations font partie du "collectif" qui s'est engagé à épauler les efforts de la "Fraternité". Parmi elles, la Société Saint Vincent de Paul, le Secours Catholique, Caritas versalis, les "Rrestos du coeur", "Salon solidarité", etc...
Le conseil d'administration est, quant à lui, une somme de bonnes volontés dans le conseil d'administration (MM. Paletti, Mas, Gozzi, Dumas, Vella, Kauffmann, etc..
Entre les jeunes qui mettent la main à la pâte, ceux qui ont été chargés de tâches particulières, et ceux qui se dévouent corps et âme, on réussit à faire bouillir la marmite. Et à recréer une atmosphère plus chaleureuse que celle des coins de trottoir et des renfoncements de portes.
Dans les six premiers mois de l'année 1993, on a ainsi apporté un réconfort à 274 personnes. La majorité d'entr'elles étaient originaires de notre proche région.
On refuse, à la "Frat" d'être considéré comme des assistés. Très prochainement, on collectera les vieux appareils électro-ménagers, ainsi que des habits, des draps, et des couvertures. Non point pour les revendre, mais pour les mettre à la disposition de ceux qui en auront un réel besoin.
Une façon de faire du social dynamique.

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Au diapason de la fraternité

Le concert des professeurs du Conservatoire a permis de récolter 6.000 frs au profit des gens de la rue.


• l'Ensemble de Clarinettes de Laudenas, fort de 25 instruments avec contrebasse et batterie, a donné le ton de la soirée. (Photo M.U., Salon).

Double satisfaction pour tous ceux qui ont assisté nombreux, au Théâtre, au concert des professeurs du Concervatoire ! Celle de passer une agréable fin d'aprés-midi en musique, tout en participant à une action humanitaire. En effet, c'est une somme de 6.176 frs qui a été remise par M. Ebguy (déléguée à la Culture) et Mme Mie (adjointe au maire) au collectif d'associations pour l'aide aux sans domicile fixe.
Le rideau s'ouvrait à 18 heures précises (bravo pour l'exactitude et bravo pour l'horaire qui libère journée et soirée !) pour une première partie consacrée aux ensembles d'instruments à vent et placée sous le signe de la variété. Des "Noces de Figaro" à "Mission impossible", il est difficile de se montrer plus éclectique !
C'est d'abord l'Ensemble de Clarinettes de Laudenas, fort de 25 instruments avec contrebasse et batterie, qui montra une remarquable qualité d'exécution, que ce soit dans la finesse de Mozart ou le "swing" de Truillard. Le Quintette à Vent de l'Emperi (flûte, clarinnette, hautbois basson et cor d'harmonie) était ensuite apprécié dans les "Danses Hongroises" de Farkas, avant de retrouver l'excellent Quatuor de Saxophones de Provence avec "Introduction et Variations"de Gabriel Pierné. Un des meilleurs moments de cette première partie, que terminait le Quintette Nostradamus (flûte, trompettes, trombone et batterie) qui mit tous ses décibels dans une sélection d'indicatifs de séries télévisées.
Dans la deuxième partie réservée aux cordes (pincées, frappées ou frottées), la flûte virtuose de Jean- Michel Demigné s'est jointe, dans une Sonate de Mauro Giuliani, à la guitare de René Bartoli qui venait de montrer en soliste la finesse et la sensibilité de son jeu. L'allegro de la célèbre "Sonate au Printemps" de Beethoven fut ensuite interprété avec une jolie sonorité mozartienne par Michel Anselmino, avec Maryvonne Lyons au piano. Le très brillant "allegro de concert" de Granados fut enlevé avec panache par Valérie Davin qui, comme toujours, fut très applaudie.
Pour terminer, le public a pu entendre deux mouvements de la très belle "Sonate pour violoncelle et piano" de Chostakovitch, oeuvre de la maturité composée en 1934, interprétés par Vincent Noblesse et Véronique FaureGeors. Très ému, d'une façon bien compréhensible, de se faire entendre pour la première fois parmi les professeurs, Vincent Noblesse réussit néanmoins à montrer une sonorité profonde et ferme, ainsi qu'un tempérament fougeux et dynamique. Il pourra déjà, entre autres qualités, communiquer à ses élèves l'art d'un archet bien "à la corde" et, surtout, son immense amour pour le vio- loncelle. Quant au reste, chacun sait que, comme l'art du forgeron, celui de la pédagogie ne s'acquiert pas autrement que par la pratique.
Et, après ces agapes musicales, chacun put terminer la journée par une douillette soirée à la maison.
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Bougies de l'éspoir :
Le coeur au chaud

Le froid arrive et avec lui, sa nécessaire mobilisation collective pour assurer un hiver décent aux démunis. Dans cette optique, les "bougies de l'espoir", vendues par les commerçants, éclaireront le quotidien de la Fraternité salonaise.

A la Fraternité Salonaise, les jours se suivent et se ressemblent : chaque bataille sociale ou éco-nomique gagnée pour survivre ne préserve pas en effet de lendemains forcément difficiles.
Et pourtant, après les angoisses existentialistes de l'été, la rentrée a amené son flot de bonnes nouvelles : la municipalité qui mettait déjà les locaux à disposition dans la zone d'activités de la Gandonne, a voté récemment en conseil municipal, une enveloppe conséquente utilisée pour le fonctionnement de la structure par Claude Cortési et son équipe.
De son côté, l'opération 'Je cours pour un toit" organisée par le conseil municipal des enfants cette fois a permis d'amasser 10.000 francs supplémentaires, qui ont aidé à acheter et à restaurer le matériel existant de congélation.
Mais l'hiver arrive, et avec lui ses conditions un peu plus difficiles, qui font de la Fraternité un refuge un peu plus recherché qu'en été où les squatts "sauvages" se suffisent à eux-mêmes sous le ciel de Provence.
Autrement dit, on affiche déjà complet pour les 27 places disponibles (un des locaux est actuellement en cours de réfection) avec un besoin perpétuel d'intendance, et une attention particulière pour le petit ange blond Jennifer et sa petite année d'existence.

Jusqu'à Noël

C'est pour ce quotidien alimentaire et domestique qu'est lancée à partir de ce week-end l'opération des "bougies de l'espoir". Plus de 5.000 petites flammes seront disponibles chez les commerçants salonais qui accepteront de jouer le jeu, et vendues pour la somme minimum de cinq francs, le plafond n'étant évidemment pas fixé. L'occasion en outre, de voir ressuscitée l'ancienne coutume des petites flammes à la fenêtre, symbolisant l'appel à la prospérité et la conjuration du mauvais sort dans les traditions calendales.
Par le jeu de cette solidarité salonaise, les fruits de cette vente aideraient surtout à convertir l'équation "un toit, un repas", que les permanents de la Frat' et les bénévoles de la quinzaine d'associations satellites ont à résoudre chaque jour.
L'opération se déroulera en tout cas jusqu'à Noël, et sera relayée par Caritas Universalis, les Restos du coeur et autres signes ex térieurs de la mobilisation salonaise. Pour une offensive générale de la solidarité.


• L'opération des 5.000 bougies pour l'espoir a commencé ce week-end et se prolongera Jusqu'à Noël, pour
Vincent, Laurence et le petit ange Jennifer, Sylvain, Georges. Hedi, Claude,... et les autres. (Photo J-F.13., Salon).

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Les "miniconseillers" municipaux sur le terrain, comme des grands

Le conseil municipal des enfants pont l'année scolaire à venir, aussitôt formé, prend sa tâche très à coeur.

La semaine dernière, ils sont allés par­ler sécurité, environnement et social avec les professionnels concernés.



Tranche de vie inoubliable à la fraternité salonaise

A peine élu, le nouveau conseil municipal des enfants vient de manifester à quel point tous étaient conscients que cettemission ne leur avait pas été échue seulement pour -faire semblant-. La preuve, ils sont allés la semaine dernière sur le terrain, évaluer les problèmes dans deux domaines primordiaux actuellement dans notre société : la sécurité et le social. Première visite au commissariat de police nationale, à l'invitation du commissaire Bacon, et de son homme de dialogue Georges Heinis. Loin de subir passivement cette visite, nos "mini élus", escortés par l'adjointe municipale déléguée à l'enfance Sabine Rousselet. ont d'abord fait un tour du propriétaire, avec un arrêt prolongé dans,les locaux réservés à la garde à vue. Tout naturellement, le débat 4 glissé sur les questions de sécurité, notamment à l'école, avec un échange très interactif, qui fut à la fois utile aux uns et aux autres.
L'occasion fut bonne pour rappeler le capital travail de fond effectué en cinq ans par le "conférencier" Georges Heinis dans les écoles salonaises, où son message de prévention sur le racket et les vols à l'école a été entendu par plusieurs milliers d'élèves de 6ème. Ce message est, parait-il tellement entendu que policiers et dans les semaines à venir. Autre volet important, l'environnement, et notamment les empêcheuses de jouer en rond que sont les automobiles. Alors, à quand une journée sans voitures ?
Le sujet a été sérieusement débattu, ce qui permit aux enfants de voir d'une manière responsable que les meilleurs intentions du monde étaient parfois contre-productives face à une réalité pas toujours évidente à bousculer. Mercredi. nouvelle mission pour notre miniconseil, avec la visite de la n combien valeureuse Fraternité Salonaise. A l'écoute du guide éclairé des lieux Claude Cortési, ils ont touché de près un quotidien (notamment en partageant le `menu du jour') dans ce qu'il pouvait avoir de moins rose, mais aussi appris que certains acteurs sociaux pouvaient être à leur ma­nière des chevaliers des temps modernes.
Un vécu très intense qui valait bien les petits cadeaux que les enfants sont venus offrir, autour de la traditionnelle buche de Noël au C.M.A.C., à la vingtaine de pensionnaires de la Frat', devenue aujourd'hui une vraie entreprise de réinsertion plus qu efficace. Forts de ces deux expériences, nos apprentis citoyens se sont dit qu'il y avait décidément du pain sur la planche pour qui veut aider les autres.

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Véronique Colucci à la "Frat"

Véronique Colucci est venue,
en
toute discrétion la semaine
dernière, rendre une visite
salonaise (avec son ami Hubert
Barrai) à la Fraternité Salonaise.

Une Fraternité qui est
aujourd'hui, à la croisée des
chemins.

Entre le qui-vive hivernal des Restos du Coeur et la grosse opération média sur TF1 du lendemain, "la" Colucci est venue fêter en terre salonaise, la Sainte-Véronique à sa manière. En établissant un record : Paris-Salon-Aix-Paris en moins de huit heures, sans se départir de son charismatique et inaltérable sourire.


But de la manoeuvre, rattraper le rendez-vous manqué de l'Épiphanie salonaise, où sa présence à côté des rois mages fut annulé in extremis, pour cause de mission africaine prolongée. Femme de parole, on en attendait pas moins de Véronique Colucci qui est aujourd'hui plus que la veuve de-qui-voussavez : elle est donc venu rendre le plus beau des hommages à la fidélité d'Hubert Barrai dans la cause des Restos du Coeur.
Dans sa volonté d'élargir le concept coluchien des Restos aux sans-abri, Véronique est tout naturellement venue voir vivre la Fraternité Salonaise où Claude Cortési continue de faire des merveilles avec des bouts de ficelle. Un système D, tant au niveau de l'approvisionnement que de l'habillement ou de l'aménagement des lieux, mis à disposition à l'origine par la municipalité.

Le système D de la Frat

Entouré des SDF présents et des bénévoles, Cortési a joué les guides précis,inventoriant lieux et recettes pour améliorer le quotidien, avec un agencement spectaculaire de 32 lits et 60 repas quotidiens. "Aubagne (le centre départemental de répartition des collectes alimentaires des restos du coeur) ne nous suffit pas", a fait remarquer le responsable local à son hôte, qui a pris bonne note.
Et notre salonais d'expliquer comment cent kilos de pains de mie récoltés peuvent être troqués pour aboutir à une récolte de 1 tonne et demi de victuailles diverses ! "Une multiplication des pains miraculeuse", a humorisé Véronique, avant de découvrir la demi- douzaine de dortoirs différents : accueil d'urgence, filles, garçons, petite famille.... une vraie structure autonome à la propreté et à l'hygiène irréprochable, où rien ne semble manquer, du stock de linge à la hi-fi, et même la télévision avec décodeur (celui du responsable bien sûr !).


C'est un cours magistral de gestion du quotidien qu'a donné ce jour là la Fraternité Salonaise, où les multiples droits se doublent de devoirs précis : après un accueil "gratuit" de trois jours, où le SDF peut, sans rendre de compte, manger, boire et dormir, "on discute le qua trième jour", explique Claude. Tâches ménagères, participation aux missions extérieures (voir ci-contre) de la Frat', pas d'alcool...Des règles communautaires respectées, comme l'a dit joliment notre visiteuse parisienne, dans le cadre "d'une discipline demandée comme preuve d'amour, et d'attention portée". Pour certains marginaux, cette "loi" trop contraignante les fait choisir le bitume qu'ils squattent de plus en plus, même à Salon, semble-t-il, sans froid ni loi.
Plus qu'un message d'encouragement national,
c'est donc un témoignage de terrain qu'est venu chercher l'égérie des Restos du Coeur, à travers cette solidarité au concept très particulier. Hubert Barrai, grand frère des pauvres devant l'éternel, mène, lui, à Vernègues et à Aix, une aide sans calculs, sans contreparties, ni interdits. Une autre méthode, mais -une disponibilité toute aussi subjugante, digne de l'Abbé Pierre, qui, si elle ne peut résoudre l'insupportable fléau de la pauvreté en pays développé, arrive à soulager localement, comme à Salon, la misère du Monde.

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L'insertion plus forte que l'urgence

Lors de sa récente assemblée générale, la "Fraternité" a dévoilé son programme d'actions 93 : le travail de fond en faveur des sans logis est, cette année plus que jamais, à l'ordre du jour.


• "L'indifférence n'existe pas" : plus qu'un slogan, un combat quotidien de la Fraternité dont le bilan 92 est aussi satisfaisant que le projet 93 est ambitieux. Applaudi d'ailleurs comme il se doit par les membres de ce collectif d'associations. (Photo R.S., Salon)
.
Si le but d'une assemblée générale comme celle que vient de tenir "la Fraternité Salonaise" est de faire le bilan de l'année écoulée, il est également essentiel, pour le collectif d'associations humanitaires qui la compose, de sensibiliser les pouvoirs pu­blics et la population à la réalité des sans logis et à l'urgence des besoins et ac­tions de fond à mettre en place.
Claude Cortési, président de la Fraternité Salo­naise, a donc tenu son as­semblée générale annuelle en présence de plusieurs élus de la municipalité, dont Me Francine Roche représentant le Sénateur maire André Vallet. Et comme toute sensibilisa­tion doit se mesurer concrètement, il a tout d'a­bord rappelé que, durant l'année 92, l'association a offert et assuré 2.322 nuits de dépannage pour 633 personnes sans domicile fixe, dont 47 femmes, 586 hommes et 7 enfants.Près de 7.000 repas ont été servis dans la foulée (en plus de l'activité des Restos du Coeur).
Derrière ces chiffres bruts et inquiétants, il y a des vies entre parenthèses et une réalité pas aussi froide qu'on l'imagine. A la "Frat" comme disent ceux qui y sont hébergés, il y a deux sortes de public : les "routards" qui décident pour diverses raisons de se fixer nulle part et qui prennent un repas chaud et des vêtements propres en emportant dans leur baluchon de départ un peu de chaleur humaine ; et puis il y a les "autres", ceux qui veulent s'insérer dans la vie active, trouver un toit et un emploi pour une indépendance totale et qui trouvent, auprès des bénévoles de ce collectif, une assistance provisoire mais salutaire. Et surtout des raisons d'espérer.
L'urgence, mission première de l'association depuis sa création, n'est plus la seule motivation de la "Frat". Depuis que l'association a quitté l'ancienne caserne des sapeurs-pompiers pour s'installer cette année dans une grande maison de la zone industrielle de La Gandonne, elle dispose des structures pour mener à bien un essentiel travail de fond.
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La chaîne de solidarité est en marche

En cet hiver froid et rigoureux, la pauvreté est à côté de vous. Elle s'infiltre chez vos voisins.La pauvreté est devenue un des fléaux de la société française. Salon-de-Provence ne s'en trouve malheureusement pas épargnée. Mais aujourd'hui plus question d'en alimenter les discours.C'est le moment d'agir. Les "Resto du coeur" et la Fraternité Salonaise donnent l'exemple avec énergie.

Tous les jours des hommes et des femmes de tous âges se présentent au bureaux d'aide sociale de la ville ou auprès d'associations caritives. Ils réclament de l'aide pour simplement survivre. Arrivés en fin de droits, ils se retrouvent du jour au lendemain démunis de tout. Pour eux chaque jour qui commence est un jour d'angoisse. Ils sont en quête de logement, d'emploi, d'argent pour payer des factures, mais aussi - et c'est vital - de nourriture. C'est leur condition humaine qui est en jeu.
Face à ces images d'une misère vécue au quotidien. Devant cette situation de plus en plus fréquente. Qui peut avoir l'audace de fermer les yeux ? A Salon-de-Provence, le réflexe solidarité ne s'est pas fait attendre, parce que nombreux sont ceux qui savent qu'il faut réagir, et réagir vite pour soulager les maux et les besoins nés de cette recrudescence de pauvreté. Cette main tendue vers ceux qui ont froid et qui ont faim existe aujourd'hui. En effet, une grande chaîne de solidarité s'est mise en marche dans la ville. Formée par les services sociaux de la DASS et la DISS, les restaurants du coeur, la Fraternité Salonaise et d'autres associations qui travaillent dans l'ombre, elle permet déjà à des centaines de personnes de sortir de l'oubli, de la misère et de la honte.

Aider ceux qui ont froid

S.D.F. trois lettres qui en disent long sur ces personnes qui un jour se retrouvent sans toit. La Fraternité Salonaise oeuvre avec acharnement depuis deux ans pour offrir à ces Sans Domicile Fixe un toit et une table pour quelques jours, mais aussi pour leur donner la chance de S'en sortir ; bref pour leur offrir un peu de chaleur humaine. Hier installée dans les locaux de l'ancienne caserne des pompiers, aujourd'hui implantée dans la zone industrielle de la Gandonne, cette maison pour les sans logis mise à disposition par la Ville a accueilli en dix-huit mois d'existence 582 personnes !

Envoyés par les travailleurs sociaux, ces hommes et femmes de tous âges (le plus jeune était un bébé de neuf mois !) savent qu'il s'agit là de dépannage. L'accueil est réservé à une vingtaine de personnes pour qui ont été aménagés douches, dor­toirs, et à qui sont offerts repas matin, midi et soir. "Mais attention il ne s'agit pas d'assistanat, chacun participe aux tâches de la collectivité, d'ailleurs la maison a été restaurée et aménagée par les pensionnaires" explique Claude Cortési, président de la Fraternité Salonaise."
Pour certains, mettre un pied ici, c'est déjà faire un pas vers la réinsertion, car nous allons tout faire pour aider ces personnes qui sont souvent completement désemparées, à trouver le bon chemin. Notre coup de main ne se limite pas à leur offrir un toit, nous allons les aider dans leurs démarches administratives, dans la re­cherche d'un emploi, ...bref pour qu'ils retrouvent la sta­bilité et la dignité. Nous avons même eu I' idée de les faire par­ticiper à l'organisation de fes­tivités sa lonaises comme la Re­constitution historique, la jour­née du sang des sportifs...".
Fantastique personnage que Claude Cortesi. Lorsqu'il vous parle des plus démunis avec ces mots tellement simples, tel­lement percutants, tellement justes, vous regardez la vérité en face, stupéfait de ne pas l'avoir fait avant. Et lorsque son regard se pose sur vous, vous vous jetez dans ce monde de la pauvreté sans éprouver le remords des biens nourris.
C'est justement son message de la solidarité. Agir, bouger mais surtout ne pas blâmer ni juger. Il ne s'agit pas d'opposer les riches aux pauvres, mais simplement que les plus favorisés viennent en aide aux plus défavorisés.Il ne s'agit pas d'opposer les riches aux pauvres, mais simplement que les plus favorisés viennent en aide aux plus défavorisés.

D'ailleurs au seul appel de la Fraternité Salonaise, toute la ville de Salon s'est mobilisée. Dons de couvre-lits par l'armée, raccordement aux réseaux d'assainissement par des entreprises salonaises, aide des resto du coeur pour la nourriture et nom breux dons de Salonais anonymes ont permis à la maison de la Fraternité Salonaise d'être décente voire coquette pour abriter les sans-logis. "Bien sûr nous recevons les subventions de la Ville (30000 francs) et du Département (5 000 francs), mais c'est surtout le système D qui nous permet de faire beaucoup". Et il y a beaucoup à faire caries besoins pour les plus démunis de plus en plus nombreux en France, sont vastes...

Aider ceux qui ont faim

"Certains ont vendu tout ce qu'ils avaient pour manger et aujourd'hui n'ont pas envie de voler ni de faire les fins de marché pour subsister" expliquait un jour le père Barrai.
C'est pour venir en aide à ces gens-là en toute dignité que les Restaurants du Coeur ont été montés par Coluche il y a quelques années. Cela tout le monde s'en souvient, mais n'aurait-on pas tendance à oublier qu'aujourd'hui les "Resto du cœur fonctionnent toujours et font le plein. A Salon-de-Provence, 550 paniers repas sont distribués chaque jeudi matin de janvier à mars clans l'ancienne caserne des pompiers de la place Morgan. Une vingtaine de bénévoles préparent le contenu des paniers chaque mercredi avec les aliments provenant du Centre des Resto du coeur d'Aubagne. "Au fil des années on s'y attache aux "Resto du coeur", par solidarité, par soutien. Cela nous apporte personnellement plus de tolérance" disent de concert les responsables de l'antenne salonaise. C'est en tout cas un bel élan de générosité qui est une fois de plus la preuve que la chaîne de la solidarité existe bel et bien à Salon, et qu'elle ne laisse personne sur le trottoir !
 
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